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L'aide aux orphelins

A ce jour, Generation Africa s'occupe de plus de 2000 enfants, répartis sur plusieurs sites en Afrique du Sud ; avec un site principal installé dans la province du KwaZulu-Natal, près de Durban. Ce travail a commencé il y a 41 ans ; il a été le premier à briser l'Apartheid, et cela, dès ses débuts.
Notre action s'inscrit dans le respect de la "Convention Internationale des Droits de l'Enfant" adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 20 novembre 1989 et ratifiée par 192 pays, dont l'Afrique du Sud. Elle reconnaît que tout enfant a un droit inhérent à la vie, à la protection et à l'éducation. Elle prévoit que toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées doivent donc être prises pour protéger l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle.


Generation Africa s'efforce d'assurer une prise en charge globale des enfants et de leur apporter un développement physique et social. Mais aussi psychologique et spirituel afin qu'ils comprennent que se venger de ceux qui leur ont fait du mal et qui ont profité d'eux, n'est pas la solution à leurs difficultés.



 
La plupart des orphelins ont perdu leurs 2 parents à cause du sida, et, pour beaucoup, toute leur famille au sens large. D'autres ont simplement été abandonnés à cause de la pauvreté et du sida. Beaucoup de femmes âgées utilisent leur maigre pension (700 Rands par mois soit environ 94¤) pour accueillir des orphelins. Le plus souvent elles s'occupent de 6 enfants. Il y a même une grand-mère qui prend soin de 24 enfants ! Ainsi, les orphelins continuent d'habiter la région où ils sont nés, dans le respect de leur culture.
 
La moyenne est d'environ 50 orphelins par site, mais dans certains endroits, nous nous occupons de plus de 200 enfants.
 
Sur le site principal à KwaSizaBantu, nous avons la possibilité de nous occuper de l'ensemble des besoins des enfants. Dans les autre lieux, l'étendue de notre aide est variable, le minimum étant de leur fournir de la nourriture et des vêtements ; et ceci, quand nos moyens financiers nous le  permettent. Nous aimerions pouvoir faire plus, car nous avons la capacité de nous occuper de 10 000 enfants.
 




 

Nous rendons visite le plus souvent possible à une vingtaine de sites différents où vivent des orphelins. Nous receuillons à chaque fois des informations sur la situation des enfants : quand leurs parents sont morts, qui prend soin d'eux, etc.

Normalement le colis de nourriture que nous leur remettons contient un repas à base de maïs, des haricots, du riz, du sucre, de l'huile de cuisine et du thé. Quelquefois, nos récoltes nous permettent de leur apporter aussi des légumes tels que des choux, des patates douces ou de la laitue.

Parfois nous arrivons également à leur donner des vêtements. Les orphelins n'ont en général qu'un T-shirt troué, une robe ou un short, et pas de souliers. C'est un vrai bonheur pour eux de recevoir une paire de chaussures de 2ième main : c'est souvent la 1ère fois qu'ils ont la possibilité de protéger leurs pieds des cailloux, de la pluie et du froid.

Les pères sont quasi inexistants dans l'éducation des enfants et ne leur sont d'aucun soutien. Il arrive que des hommes se présentent lorsque nous distribuons la nourriture. Ils sont souvent soûls et ne sont pas contents car nous ne leur donnons aucune nourriture.

Ce sont les responsables des villages qui sollicitent notre aide. Nous leur demandons d'être présents lorsque nous inscrivons les orphelins sur nos listes.

Un des droits fondamentaux des enfants est l'accès à l'éducation. Le but de Generation Africa n'est pas seulement l'aide d'urgence, bien que ce soit une part importante de notre activité. L'épanouissement de la personnalité de l'enfant, le développement de ses dons et de ses aptitudes physiques et mentales, la préparation à assumer ses responsabilités dans la société et à vivre dans le respect des autres : voilà quelques uns de nos objectifs.



En 1986, nous avons créé une école primaire et secondaire. A cette époque, les élèves assistaient aux cours sous un arbre ou dans un bus abandonné quand il pleuvait. L'école n'avait pas de bureaux, les enfants écrivaient sur leurs genoux.
Aujourd'hui, nous accueillons plus de 300 élèves qui proviennent de différents groupes raciaux mais qui parlent principalement zoulou. Dans un premier temps, nous leur apprenons à perfectionner le zoulou, à parler et écrire anglais. L'école, le logement et les repas sont gratuits pour tous ceux qui n'ont pas les moyens de participer financièrement.
Nos locaux restent très simples mais grâce à l'implication des élèves et des professeurs, nous connaissons depuis la 1ère session, un taux de réussite de 100% au "matric", l'équivalent de notre baccalauréat. Nos anciens élèves occupent aujourd'hui des postes dans les affaires, l'éducation, l'ingénierie, le droit. L'un de nos élèves qui a réussi son "Bac" en 1989 à l'âge de 16 ans, a ensuite obtenu son doctorat en relations internationales aux Etats-Unis. Certains reviennent à l'école comme professeurs pour réinvestir ce qu'ils y ont eux-mêmes reçu. La presse et les médias locaux ont consacré plusieurs reportages à nos établissements scolaires. Le Ministre de l'Education est venu à plusieurs reprises remettre lui-même les récompenses accordées aux élèves les plus méritants à la fin de l'année scolaire.
Beaucoup d'activités sportives ou ludiques sont proposées aux enfants qui les apprécient énormément !! Certaines de nos équipes sportives sont parmi les meilleures de la région. Deux footballeurs ont intégré des centres de formation professionnelle, l'un joue en 2ième division.
Une maternelle accueille aussi les tout petits tout au long de l'année scolaire.